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Art & culture au Brésil :

Danse I Carnaval I Livres à emporter

La Danse

Le Brésil est sans conteste le pays de la danse. En voici quelques morceaux choisis :

La Capoeira, combat-danse ritualisé et stylisé, ayant sa propre musique, est pratiquée essentiellement à Salvador, dans l'Etat de Bahia. C'est une expression caractéristique brésilienne à la fois de danse et d'arts martiaux, développée par les esclaves à partir d'un style de lutte originaire d'Angola. Avec les ans, celle-ci a évolué, et est devenue une discipline athlétique dans laquelle deux lutteurs tentent de se donner des coups en utilisant uniquement leurs jambes, leurs pieds, leurs talons et leur tête - les mains n'étant pas admises. Les combattants se déplacent par une série de mouvements rapides, faisant la roue et le tourniquet sur leurs mains. 
L' ensemble musical qui accompagne la capoeira comprend un instrument typique appellé berimbau, qui est une pièce en bois en forme d'arc avec une corde en métal tendue d'un bout à l'autre. Une calebasse peinte, qui agit comme caisse de résonance, est attachée à la base du berimbau. Il existe aussi, outre les danses populaires, plusieurs danses-pièces de théâtre (en réalité des productions théâtrales) populaires au Brésil qui proviennent directement du Moyen Âge. Portugaises d'origine, ces danses théâtrales ont été considérablement modifiées par des siècles d'exposition aux diverses cultures du Brésil. Parmi les plus importantes et les plus repandues on citera les reisados, cheganças, pastoris "danses de saints" et ranchos.

Les reisados consistent en une série de 24 pièces folkloriques dont la plus populaire est le Bumba-Meu-Boi. L'intrigue du Boi est centrée sur les infortunes d'un taureau de prix qu'un riche propriétaire-éleveur souhaite posséder pour agrandir son troupeau. Les danseurs se parent de diverses façons, et le danseur principal enfile un riche costume de bœuf. 


Chegança, "l'arrivée", est une pièce folklorique jouée à la période de Noël. Elle raconte l'arrivée des Maures par la mer, leur défaite, et finalement leur éventuel baptême par les Chrétiens. 


Les Pastoris, "les bergèreries" ont commencé par être des chants de Noël interprétés pour préparer la messe de minuit. Aujourd'hui, les Pastoris sont une manifestation laique. Dans la rue, les participants de sexe féminin défilent en lignes parallèles appelées lignes rouges et bleues. Chaque ligne a les mêmes personnages: l'enseignant, Diana; l'ange; la gitane; le vieil homme (un comédien); l'étoile du Nord-Est; la Croix du Sud, etc. Les bergères chantent et frappent des tambours, accompagnées de guitares et d'un instrument à vent en solo, annonçant l'arrivée du Seigneur. 

 

Le Carnaval


Parmi les formes les plus primitives du carnaval de Rio de Janeiro, les ranchos, histoires d'amour solennelles et romantiques jouées par des danseurs qui suivent le battement d'un rythme de marche. De nouveaux ranchos étaient écrits chaque année, et des groupes de danseurs, représentant des quartiers de Rio, les interprétaient. Ils participaient à des compétitions à la fois pour la renommée et une récompense, devenant ainsi les précurseurs des écoles de samba d'aujourd'hui. 

Les racines du carnaval remontent aux anciens Romains et Grecs qui célébraient les rites du printemps. Au Moyen Âge, quand l'Église catholique essaya de supprimer les idées païennes, elle échoua en ce qui concerne cette célébration. L'Église a donc incorporé ce rite à son propre calendrier, comme une période d'action de grâces. Les nations européennes, spécialement la France, l'Espagne et le Portugal, organisaient à cette période, des fêtes où l'on portait des masques et l'on dansait dans les rues. Ces puissances colonisatrices ont amené toutes trois leurs traditions dans le Nouveau Monde, mais au Brésil, elles ont pris souche de façon différente. Non seulement les Portugais avaient un penchant pour la gaieté éperdue (ils ont apporté l'entrudo, farce où les fêtards se jetaient au visage de l'eau, de la farine, de la poudre de riz et choses diverses), mais les esclaves noirs ont eux aussi pris goût à la célébration. Ils enduisaient leurs visages de farine, empruntaient une vieille perruque ou une chemise effilochée à leur maître, et s'abandonnaient follement aux festivités pendant ces trois jours. 

Plusieurs maîtres laissaient même leurs esclaves traîner librement pendant la célébration. Les esclaves étant reconnaissants à leur maître de les laisser s'amuser, ils profitaient rarement de l'occasion pour s'enfuir. 

Avant 1840, les rues des villes brésiliennes connaissaient de violentes bagarres pendant ces trois journées qui menaient jusqu'au Mercredi des Cendres, des gens masqués jetant des boules puantes et projetant les uns sur les autres des liquides à l'odeur forte et de la farine. Même les incendies volontaires étaient une forme de divertissement. En 1840, l'épouse italienne d'un propriétaire d'hôtel de Rio de Janeiro changea pour toujours la célébration du carnaval en envoyant des invitations, en payant des musiciens, en important des serpentins et des confettis, et en donnant un somptueux bal masqué. En quelques années, le bal masqué devint à la mode et les équipées sauvages dans la rue disparurent. 

Aujourd'hui, Rio de Janeiro connait, avant le Carême, le plus grand et le plus célèbre carnaval au monde. la manifestation la plus haute en couleur est le défilé des écoles de samba. Les écoles de samba qui prennent part au défilé sont presque toujours composées de gens pauvres des banlieues de cette grande ville. À chaque carnaval, les écoles de samba de Rio entrent en compétition et sont jugées par un jury selon plusieurs critères de présentation. 

Chaque école doit centrer ses efforts sur un thème central. Le sujet est parfois un événement ou une personnalité historique. D'autres fois, c'est une histoire ou une légende tirée de la littérature brésilienne. Les costumes doivent refléter l'époque et le lieu historiques du sujet. La chanson de la samba doit raconter l'histoire ou la développer et les gigantesques chars doivent l'approfondir dans le détail.

 

Livres à emporter

- Mon oncle le jaguar, de João Guimarães Rosa ;
- Diadorim, du même auteur;
- Maîtres et esclaves, de Gilberto Freyre;
- 20 ans au coeur de l'Amazonie, de Jéromine Pasteur.