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Gastronomie des Antilles :

Guadeloupe :

Ananas "Bouteille" : parmi les fruits les plus succulents cultivés dans les îles de Guadeloupe : l'ananas !  Allongée et très peu feuillue, cette variété a été développée sur les plantations de la Basse Terre.

Banane : originaire du Sud-Est de l'Asie et introduite en Guadeloupe au 18e siècle pour protéger les cultures de caféiers, la banane est devenue au fil du temps le premier produit d'exportation de l'archipel. Après la Première Guerre Mondiale, la banane guadeloupéenne voyage outre-atlantique pour arriver dans les assiettes à dessert des Européens.

Cacao : les Guadeloupéens ont toujours bu un onctueux chocolat chaud préparé à base de "bâton-kako"(bâton de cacao amer que l'on trouve sur les marchés), d'eau, de sucre et d'épices. Pourtant, la culture du cacao, toujours associé au café car poussant sur les mêmes terres, ne s'est jamais beaucoup développée en Guadeloupe, évincée par celle de la canne à sucre. La production commerciale de la précieuse fève avait même totalement disparue quand un artisan eut la bonne idée de faire revivre le chocolat guadeloupéen. Depuis 2000, la petite production oscille autour de 4 à 5 tonnes annuelles et s'oriente vers un chocolat biologique après avoir replanté 6 hectares de cacao de l'excellente variété ''criollo''.

Café : rares sont ceux qui savent que la Guadeloupe produit toujours du café. Est-ce parce que la culture confidentielle et la qualité de cet arabica le placent parmi les grands crus de prestige ? Cultivé sur les coteaux de la Soufrière dans la région fraîche et protégée de la Côte sous le Vent, il vient d'une souche d'exceptionnelle qualité, le Bourbon Pointu, dont proviennent certains des meilleurs cafés du monde. Introduite en Guadeloupe en 1721 par le capitaine d'infanterie Gabriel de Clieu, cette excellente variété en a longtemps fait un café "bonifieur" car il améliorait les productions de moins bonne qualité.

Rhum : en Guadeloupe, on ne manque pas de formules explicites pour parler du rhum, boisson nationale par excellence. Dès le 17e siècle et l'essor de l'économie sucrière en Guadeloupe, les Français, forts de leur savoir-faire en matière d'eaux-de-vie, expérimentèrent les premiers alcools de canne. Le Père Labat, missonnaire dominicain  ayant séjourné aux Antilles entre 1696 et 1705, en décrit les balbutiements. Il perfectionne, au moyen d'alambics en cuivre le procédé de distillation. Les cannes, apportées par des charettes à boeufs aux distilleries, sont écrasées dans les moulins qui en extraient le jus. Une fois filtré, ce jus appelé "vesou" est porté à fermentation dans des cuves, où il se transforme peu à peu en alcool avant d'être distillé. Le liquide obtenu est ensuite "coupé" à l'eau pour atteindre cinquante-neuf degrés d'alcool maximum. Chaque sucrerie fabriquait alors sa guildive , ancien nom du rhum, aussi appelé,  grappe blanche. Aujourd'hui, si le rhum agricole guadeloupéen bénéficie d'une réputation internationale, c'est parce que la qualité de ses cannes lui confère un parfum unique et que ses secrets de fabrication restent inchangés et bien gardés depuis plus de 70 ans.

Martinique

Avant de se mettre à table, il ne faut pas refuser le " Ti-Punch " proposé en apéritif : deux doigt de rhum blanc, du sirop de canne et un zeste de citron vert!




Accras, pâté en pot, colombo, blaff, “z'habitants” (délicieuses écrevisses), crabe farci... vous laisseront un souvenir délicatement épicé.

Les fruits de mer, langoustes, lambis, oursins, soudons, sont la spécialité de nombreux restaurants dont l'emplacement ajoute souvent une note enchanteresse au repas.